Belgique

Expressions antichrétiennes sur les chaînes officielles

13-12-2020

Ce paisible dimanche matin de l’Annus Horribilis 2020 a été perturbé par notre station officielle flamande Radio1, avec une tantième expression de dédain pour la pensée chrétienne. Cette fois, l’écrivain à la bouche sale Herman Brusselmans a eu la chance de ridiculiser la fête de Noël et la foi associée. Il a terminé sa tirade par : « Nous ne sommes pas sauvés du tout, ni par Jésus-Christ ni par aucun autre être divin. Nous sommes plutôt damnés, et que ce soit grâce à, ou dû à un hippie aux cheveux longs qui n’a jamais existé, cela n’a aucune importance. Et c’est pourquoi nous n’avons pas à célébrer si oui ou non ce hippie est né il ya longtemps, et c’est aussi pourquoi nous n’avons pas à célébrer Noël. Célébrons chaque jour de chaque année que nous sommes encore en vie. » (Propre traduction).

(Pauvre âme, spécialisée à choquer professionnellement et perdue dans le vide d’un monde dénué de sens, … aussi pour toi, ce « hippie aux cheveux longs » est mort sur la croix.)

Quelques instants plus tard, la présentatrice du programme, Annemie Peeters, annonçait mine de rien la célébration de la messe dominicale. Heureusement, cette dernière, célébrée par l’éloquent pasteur de l’église Saint-Pierre de Jette, était un bain bienfaisant pour rincer cette boue sinistre et blasphématoire.

Avec cela la VRT n’en est pas à son coup d’essai. Sa mission est d’informer et de divertir les auditeurs d’une manière neutre et objective, en tenant compte de la diversité des croyances. Néanmoins, les orateurs et les journalistes agissent régulièrement bien au-delà de leurs attributions et utilisent leur monopole de parole pour présenter l’Église et la foi chrétienne aussi ridicules ou suspectes que possible. Cela se produit également dans les émissions de télévision populaires, telles que la série « De Slimste Mens », se cachant derrière la règle de propre fabrication que presque tout est autorisé dans un programme comique. Par « presque » il est signifié ici qu’apparemment on tient bien compte des sensibilités de la communauté juive (comme le montrent entreautres les réactions à la procession du Carnaval d’Alost, avec un wagon rempli de Juifs barbus et avares avec le nez crochet), ainsi que les sensibilités mahoméens ou celles d’autres minorités. Mais quand il s’agit de christianisme, tous les freins peuvent être lâchés.

L’un des aspects exaspérants ici est que la VRT se sent soutenue par l’attitude et les déclarations de gens qui prétendent être « catholiques », une désignation dont ils déterminent indépendamment le sens. Bien sûr, nous pensons avant tout à un autre personnage « ludique », le Professeur Rik Tofs, dont les remarques litigieuses ont déjà été discutées dans d’autres articles de cette rubrique.  Il y a quelques jours à peine, dans une autre émission matinale de Radio 1, il s’est laisser sortir de sa tanière par Vincent Byloo et a approuvé que la naissance vierge du Christ faisait partie des « absurdités religieuses ». De quel droit la VRT peut-elle promouvoir des déclarations sur des questions religieuses chrétiennes fondamentales ? Comment quelqu’un qui contredit ouvertement un dogme de l’Église catholique peut-il encore se dire « catholique » ?

Avec regret, nous devons noter que notre pays regorge de plus en plus d’intellectuels très instruits qui se disent « catholiques » et qui occupent parfois des postes influents à ce titre, mais qui sont en fait des adeptes de pensées modernistes ou néo-protestantes. Probablement en grande partie inconscients et/ou aveuglés par leurs connaissances académiques, ils sont utilisés comme les   pionniers d’une religion « scientifiquement étayée » et contrôlée par l’État, répondant à des « valeurs des Lumières » définies et interprétées de manière dogmatique et libérale. Les pauvres moutons de plus en plus rares qui osent encore croire aux miracles, aux interventions divines, au péché, à la résurrection et à d’autres vérités religieuses « obscures », sont entretemps marginalisés, ignorés et poussés dans le coin de l’oubli, en tant qu’adeptes de contes de fées religieux infantiles et/ou arriérés.

Une autre source d’agacement est l’attitude de nos propres autorités de l’Église face à cet état de choses. Ces dernières années, nous n’avons eu qu’un seul chef d’église belge qui était la tête et les épaules au-dessus et qui a eu le courage de tenir un langage catholique clair. En tant qu’ex-professeur à l’Université Catholique de Louvain, notre ancien archevêque André-Joseph Léonard était un véritable berger du troupeau en déclin de catholiques qui connaissent encore leur contenu religieux et le vivent.  Il a accompli la tâche prophétique qui lui était confiée d’une manière intellectuellement brillante et en même temps très humaine et accessible. Quand il consacrait la Messe, tout le monde pouvait voir qu’il était pleinement conscient de la présence du Christ dans l’Eucharistie, et il transmettait la conscience de cette présence sacrée aux fidèles présents. Seule une minorité de nos prêtres ont encore ce rayonnement respectueux, résultant d’une croyance très profonde. Si nous ne sommes pas conscients de la réalité de la présence du Christ parmi les apparences de pain et de vin, et d’autant moins quand le célébrant lui-même en doute, alors la consécration et la communion n’ont guère de sens et on peut en effet s’interroger sur la valeur et même la validité d’une telle célébration eucharistique. Les églises dans lesquelles c’est le cas peuvent tout aussi bien recevoir une nouvelle destination, par exemple comme « salles de méditation » pour les personnes qui veulent maintenir leur « fitness spirituelle ».   

Le vrai catholicisme est avant tout une « croyance » dans le sens complet du mot. Donc pas tout un ensemble de probabilités mathématiques, d’hypothèses parascientifiques ou de pistes de pensée théologiques. Croire implique la confiance et l’abandon. Comme on croit en un bon ami, un compagnon ou un leader charismatique, le vrai chrétien croit en Christ comme l’image et le Fils d’un Père divin aimant l’homme, qui ne se cache pas dans une nébuleuse spirituelle ou cosmologique, mais qui nous connaît profondément et qui est proche de nous. C’est un Dieu qui est non seulement « capable » de changer nos vies, mais qui utilise réellement sa toute-puissance pour le faire. Presque toujours cela se produit discrètement et imperceptiblement, mais très sporadiquement, il nous fait comprendre que les lois de la nature qu’Il a créées n’ont pas le dernier mot tout-puissant (comme supposé par la science profane), mais Lui et Lui seul. Les messieurs Brusselmans, Torfs e.a. peuvent éventuellement présenter leurs objections au moment du Jugement dernier, mais Dieu reste -au bout du compte- Le Seigneur de l’Histoire humaine que Lui-même a déclenchée.

Parfois, Il donne souverainement un signe de son engagement avec un miracle, comme nous pouvons le lire à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament, mais le Christ nous a enseigné que nous aussi pouvons prendre l’initiative en exprimant notre foi en Lui. « Votre foi vous a sauvé » dit le Christ à plusieurs reprises. Marie a donné aussi ici le bon exemple, avec son croyant « qu’il me soit fait selon votre parole ». Grâce à cette réponse confiante, Jésus a pu émerger dans son sein, sans aucune légitimation scientifique ou théologique, mais comme prédit des siècles auparavant (És. 7 :14). Un peu plus tard, la future mère Marie a chanté le « Magnificat ». Sans doute avait-elle une voix céleste (mais cela n’est pas un article de foi).

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