Le Seigneur de l’Histoire

22-02-2012

Celui qui en a le temps pourrait rechercher sur Google le titre suivant : “Pius XII en de vernietiging van de Joden“. Sur presque 30 pages Google, on est confronté à toujours le même ouvrage de Dirk Verhofstadt, le frère de notre célèbre ex-premier ministre, libre-penseur et anticlérical dans l’âme. Il se pare du titre de « docteur en sciences morales », titre qu’il doit d’ailleurs à ce même ouvrage. Il est professeur en « Médias et éthique » de la RUG et il n’est probablement pas nécessaire de préciser qu’il travaille en « bonne collaboration » avec le professeur émérite Etienne Vermeersch. Son livre comprend 552 pages et fut publié par Houtekiet en 2008.

Heureusement, l’on trouve aussi, entre les citations rabâchées d’articles où sont chantées les louanges de ce soi-disant “travail historique”, certaines évaluations critiques, entre autres de Alfred Denoyelle, docteur en Histoire. Il montre comment Dirk Verhofstadt manipule unilatéralement des documents historiques, au service de son obsession anticléricale. Le fait que cet auteur ait obtenu un doctorat sur base d’une compilation peu originale, dans laquelle les règles de base pour l’objectivité et l’authenticité historique sont foulées aux pieds à plusieurs reprises, en dit long sur le niveau scientifique de la « recherche historique », mise au service d’idéologies dans certaines de nos universités. Le titre de son livre en lui-même trahit déjà son objectif : créer une association entre un responsable religieux (et son Église) et l’Holocauste. C’est le genre de titre qui relève de pamphlets révolutionnaires ou de titres en gras dans les tabloïds.

Si l’on veut vraiment comprendre les causes profondes de l’Holocauste, il serait plus logique d’examiner les travaux et les déclarations de ceux qui ont planifié et exécuté ce génocide. Cela montre clairement qu’ils considéraient l’Église comme l’un des principaux obstacles pour la réalisation de leurs plans. Mais une telle approche logique et honnête ne rentre pas dans les préjugés de « l’œuvre » d’écrivains libres-penseurs de la trempe de ce Verhofstadt. Il est beaucoup plus intéressant d’attribuer une signification antisémite à des documents du Vatican et de l’Église, et de le mélanger avec ce qui est encore plus facile à mettre au service de ses propres objectifs, à savoir ce qui N’EST PAS dit ou écrit. On appelle cela un argument « ex silentio » et c’est à juste titre refusé en sciences historiques. En suivant cette « méthode » on peut, avec un peu d’imagination, facilement prouver que Albert Einstein était un anti-végétarien, car il n’a jamais prôné la consommation de moins de viande, ou que Jules César avec son “De Bello Gallico” a posé le premier pas vers la conquête de l’espace, puisqu’il n’a jamais indiqué où devaient s’arrêter les conquêtes …

Le Pape a gardé le silence, alors que, selon ces « historiens », il aurait DÙ parler. Il n’a pas répondu, selon eux, aux normes scientifiques de la morale, établies par les libres penseurs de la RUG, de la VUB et apparentés. Que, dans certains cas, le devoir de quelqu’un peut être de se taire pour éviter le pire, est une sagesse qu’ils ignorent ou à laquelle ils ne sont pas encore parvenus. Ils emploient tout bien considéré une manière enfantine de raisonner, mais qui est soutenue « professionnellement » et est au service d’un maximum de dégâts à l’image de l’Église Catholique. Cela se fait avec la coopération enthousiaste d’un large éventail de médias pseudo-intellectuels, avec lesquels nous sommes richement abreuvés en Belgique, ou plutôt, empoisonnés.

Il y a deux sortes d’Histoire : celle des faits réels qui se sont passés, et celle des faits racontés, falsifiés et inventés. Nous ne nous considérons pas compétents pour faire ici un bilan historique sur la vie et sur la papauté de Pie XII. Dans l’Histoire de l’Église, des figures moralement supérieures comme des personnages peu recommandables ont rempli le rôle de Pape. Au sujet du rôle de Pie XII, les avis sont partagés, mais il est clair que ses adversaires se trouvent majoritairement dans les milieux athéistes ou modernistes, qui n’ont décidément pas une attitude « neutre » envers l’institution ecclésiastique. Il est donc important que nous nous fassions un jugement éclairé sur la mesure dans laquelle des auteurs, tels que Dirk Verhofstadt, respectent l’objectivité requise dans leurs évaluations de ce Pape du temps de guerre, qui a dû supporter d’énormes responsabilités dans une situation où il était quasiment en otage.

La lecture de l’encyclique “Mit brennender Sorge» qui, dès avant la Deuxième Guerre mondiale fut rédigée par Eugenio Pacelli, futur Pie XII, pour son prédécesseur, contredit en soi en grande partie les accusations antipapistes et anti-religieuses dans lesquelles ce Pape figure comme principal coupable. Dirk Verhofstadt dissimule ou minimise les documents importants qui montrent que Pie XII s’est vraiment préoccupé du sort des Juifs, et qu’il fut un farouche opposant du nazisme. Un bon exemple d’un témoignage ignoré important est celui du Juif Robert Kempner, qui fut Procureur du Tribunal de Nuremberg, et qui a clairement démontré la sagesse de l’attitude de Pie XII sous le régime nazi. L’un des arguments qui devraient prouver l ‘ « antisémitisme » du Pape, serait qu’il n’a jamais reconnu l’État d’Israël. Il y a pas mal de Juifs pieux qui ne sont pas en faveur de l’État d’Israël et le sionisme qui lui est associé. Sont-ils aussi “antisémites” ? Le Pape, selon ces « experts de la bonne gestion dans des conditions difficiles de la guerre », aurait trop peu protesté. Dirk Verhofstadt cite comme contre-exemple l’attitude du cardinal De Jong d’Utrecht qui a protesté haut et fort. Cependant, il oublie de mentionner que le résultat direct de sa protestation, et de la lettre pastorale commune des évêques hollandais, fut la déportation, dans les cinq jours, de tous les catholiques hollandais d’origine juive. Tous les monastères, où de nombreux Juifs pouvaient se cacher, ont ensuite été passés au peigne fin. Les Pays-Bas ont le plus fort pourcentage de Juifs qui ont été transportés vers les camps de la mort. Mais sur ces terribles conséquences, notre soi-disant protecteur des Juifs et juge du Pape, observent un silence de mort.

Ci-après, nous donnons quelques références, entre autres des porte-parole juifs qui expriment leur appréciation pour ce que ce Pape a fait pour leur peuple et pour leurs coreligionnaires, dans des conditions des plus difficiles (*). Les faits réels s’impriment dans la mentalité et la mémoire collective. Dans ce cas-ci, c’est dans les cœurs reconnaissants des descendants et parents des Juifs qui, grâce à l’approche prudente et discrète de Pie XII, ont échappé à la mort. La diffusion de faits historiques falsifiés, au contraire, vise à créer un nouveau type de mémoire collective, au service d’objectifs parfois à peine cachés.

A première vue, on peut penser que les falsificateurs vont finalement arriver à leurs fins. Il est en effet relativement facile de jeter le soupçon sur les mots et les actes de quelqu’un (surtout s’il est décédé depuis un certain temps). Mais, heureusement : la mécanique de l’Histoire ne peut pas être manipulée si facilement. Ce qui dans un endroit est inculqué comme « vérité historique », est réfuté ailleurs. Les insensés qui, comme les marxistes, pensent pouvoir mettre la main sur « l’Histoire », prouvent seulement qu’ils n’y ont encore rien compris. Tous leurs efforts n’aboutissent qu’à des résultats à court terme. Les outils de propagande d’Hitler et de Goebbels, avec lesquels ils semèrent la haine et la destruction, appartiennent depuis un certain temps aux nombreux « faits divers » qui colorent l’Histoire de l’humanité. Idem pour les mensonges du communisme et ainsi de suite. Ce que les falsificateurs ne peuvent ou ne veulent pas comprendre, c’est qu’il y a d’autres forces à l’œuvre que leurs manipulations enfantines, agissant pour déterminer le sort des individus et des peuples, à savoir des forces d’une nature spirituelle.

En tant que chrétiens, nous avons reçu un cadeau extraordinaire : nous devenions participants du plan de Dieu pour ce monde. Nous avons appris que sa façon de travailler rend les petites manipulations humaines tout simplement risibles. Comme un parfait grand maître d’échecs, Il place ses pièces au bon moment au bon endroit. Rois et reines, Il les traite comme des pions, et pions comme de rois. Là où nous, commun des mortels, pensons que son jeu est perdu, Il est sur le point d’engranger une grande victoire. Le diable pensait, à l’époque de la domination romaine, qu’il tenait les rênes. Il avait même réussi à ce que les citoyens ordinaires de ce puissant empire trouvent leur divertissement dans les arènes, à la vue de la lutte à mort entre leurs semblables. Dieu ne traita pas cette déchéance en envoyant une armée, en coupant court à de tels excès. Non : Il laissa son propre Fils subir le sort d’un fils d’homme, battu, humilié et torturé à mort. Quand le ciel devint noir et que le Fils de Dieu rendit l’âme, Il jeta les bases d’une nouvelle Histoire de l’humanité. Depuis lors, le christianisme, le fruit de sa prédication, de sa souffrance et de sa mort, est inéluctablement en marche. Chaque nouveau martyr apporte des fruits par milliers.

Ainsi se déroule la véritable Histoire humaine, elle se joue sous les yeux de soi-disant puissants et soi-disant intelligents, sans qu’ils s’en rendent compte. Ils croient pouvoir tenir l’Histoire dans leur main à l’aide de moyens matériels, parce qu’ils ne voient pas le travail de l’Esprit. Leurs paroles et leurs actes seront anéantis et engloutis par le temps. Finalement, tous les êtres vivants et pensants seront soumis à l’Esprit de Dieu, d’amour, d’humilité, de vérité, de paix et de justice. Mais nous en sommes encore loin. Nous vivons encore dans la phase que St Pierre décrivait comme suit : « La Création tout entière soupire et gémit dans un travail d’enfantement » (Rom. 8,22). La vraie nature de la lutte interne qui fait rage au sein de l’humanité est certainement de nature spirituelle. Cette lutte n’est pas encore terminée et apportera certainement encore bien du sang et des larmes. Elle durera jusqu’à ce que Lui, le Fils de l’homme, revienne. Il va une fois pour toutes mettre un terme à toutes les vantardises et les mensonges. Alors, chacun pliera le genou, pas devant un temporaire souverain terrestre, mais devant le Christ, le véritable “Seigneur de l’Histoire”.

(*) http://users.skynet.be/histcult/Verhof%20NL.htm

http://www.pavethewayfoundation.org

http://www.catholicapologetics.info/apologetics/judaism/dalin.htm

http://news.catholique.org/21169-le-p-gumpel-salue-les-recherches-historiques

http://users.skynet.be/histcult/piedouze.htm

http://www.pie12.com/PIEXII.pdf

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