Maria Goretti, une sainte pour notre temps ?

La seule photo connue de Maria Goretti

27-12-2020

Depuis les années 1960, la soi-disant révolution sexuelle a fait rage à travers la culture occidentale, et aucune partie de notre société n’a été épargnée. Certes, de bonnes choses ont été mis en avant, mais si nous essayons d’établir l’équilibre sobrement et objectivement, alors ce qui reste maintenant est un signe de la décadence de toute notre culture.

Tout ce qui concerne la sexualité a en pratique été réduit au pur plaisir physique, tout ce qui a à voir avec le mariage est érodé par de nombreux facteurs (divorce, mariage homosexuel, relations préconjugales, manque de fidélité, amour, … ), et surtout: tout ce qui a à voir avec la famille, bien que ce soit la base d’une société saine, est substantiellement invalidé: pas de lien perpétuel, pas d’événement sacramentel, ne plus axé sur la procréation, et avec très peu de place pour le respect du partenaire, physiquement et spirituellement.

Auparavant tout le monde savait ce que signifiait pureté ou chasteté. Maria Goretti est devenue martyre à cause de cette pureté, de cette chasteté, mais est-ce encore un message ou un signe pour nos contemporains ?

Vie d’une jeune fille :

Maria Goretti est née le 16 octobre 1890 à Corinaldo, en Italie, et a été baptisée le lendemain. L’enfant était dévouée à la Ste Vierge. Poussée par la pauvreté, la famille s’installe à Ferriere di Conca, un hameau de Nettuno dans le sud de l’Italie, dans une ferme sur les Marais pontins qui n’existent plus. (Ces zones agricoles pauvres, en proie à la fièvre des marais et le paludisme, ont été drainées dans les années 1920 et ouvertes à l’agriculture).  L’étage supérieur du bâtiment est habité par des voisins tout aussi minables, chez lesquels toute forme d’éducation décente semble manquer. Il s’agit du père et fils Sernelli.  Le fils, Alessandro, a plusieurs années de plus que Maria.

Le père de Maria mourut le 6 mai 1900, mais à cause de la pauvreté, la mère de Maria ne peut pas décider de déménager. Analphabète comme beaucoup à l’époque, Maria le doit à une enseignante et au pasteur local qu’elle apprend à lire et à écrire suffisamment pour faire sa première communion, le 6 juin 1901. À partir de ce moment, la jeune fille vit avec un total dévouement à Jésus et à sa Ste Mère.

Cela l’aide à rester forte dans la vie et ses contemporains témoignent que Marietta avait l’air de 15 ans à l’âge de 12 ans et était beaucoup plus mature que ses pairs. Cette apparence plutôt mature l’amène aussi à attirer de plus en plus l’attention sur le jeune Alessandro Sernelli, qui tente de la séduire. À long terme, le pire arrive : le 5 juillet 1902, il attaque Maria alors qu’elle est occupée à faire de petits travaux dans et autour de la maison, mais Maria résiste. Alessandro sent qu’il ne peut pas la maitriser, qu’il ne peut pas la soumettre, attrape un couteau et perce la jeune fille avec 14 coups de couteau.  Maria est toujours en vie, peut appeler à l’aide et avec l’aide de voisins, elle est emmenée à l’hôpital. Ses blessures sont si graves qu’elle mourut le 6 juillet 1902, mais pas avant qu’elle a pu se confesser, d’avoir reçu une dernière fois la communion des mains du recteur de l’hôpital et après avoir pardonné à son tueur:   « Je lui pardonne, et je souhaite que lui aussi sera avec moi plus tard dans le ciel ». Maria Goretti meurt à 3h45, en présence de sa mère Assunta.  

Son meurtrier, Alessandro Sernelli, est condamné à 30 ans de prison.

Canonisation:

Très vite naît une grande dévotion pour la jeune martyre. Déjà le 27 avril 1947, elle a été béatifiée par le pape Pie XII, et elle recevait les symboles du lys et de la branche du palmier, les signes de pureté et de la victoire sur le péché.

Le 24 juin 1950 elle est canonisée par Pie XII en présence de sa mère Assunta et de ses proches. Mais aussi son tueur est présent, après qu’il s’est réconcilié avec l’Église, et qu’il a demandé publiquement pardon à la mère de Maria.

L’Église a fait de Maria Goretti un exemple pour toutes les vierges et la patronne de la jeunesse. Elle a préféré la mort au péché, la voie de la pureté qui mène à Dieu au chemin facile de céder au mal. Les restes de ce jeune saint sont conservés et vénérés dans l’Église de la Ste Vierge de la miséricorde à Nettuno.

Que peut faire Sainte Maria Goretti pour notre temps ?

Aux yeux de beaucoup de nos contemporains, la canonisation sera incompréhensible. Après tout, si la jeune Marie avait cédé aux pulsions de son tueur, elle aurait pu vivre une longue vie.

En outre, ce qui était au-dessus de tout pour Maria Goretti, son amour pour Jésus et sa Mère et sa pureté en tant que devoir dans sa jeunesse, ne sont plus de ce temps pour beaucoup.

Néanmoins, elle peut être un brillant exemple pour nos jeunes, qui sont enseignés une liberté absolue dans une époque de décadence morale, où l’infidélité, l’hédonisme sans limites, l’impureté et une activité sexuelle beaucoup trop précoce règnent en maître. La pureté physique ou la chasteté et l’intégrité spirituelle doivent donc être réenseignés comme un état d’esprit philosophique. Cela permettra à notre société de retrouver des liens familiaux sains, dans lesquels la famille en tant que donatrice et passeuse de la vie est centrale, et dans lequel il y aura de nouveau de la place pour le respect de la sexualité, comme faisant part d’une vie centrée sur le don de soi et la fidélité.

Intention:

Prier Maria Goretti pourrait être une aide pour les jeunes à la recherche de ce qu’ils veulent être, pour les parents qui ont du mal à montrer et à enseigner à leurs enfants le chemin de la pureté, pour les enseignants qui veulent partager une vision féconde et catholique des relations, de la famille, de la procréation et d’une sexualité vécue positivement. Maria Goretti peut nous apprendre qu’avec l’aide de Dieu, il est possible d’être grand en pratiquant les vertus chrétiennes dans le cercle familial en toute simplicité, en foi à la Mère de Dieu, à l’Eucharistie et en recevant les sacrements.

« Sainte Maria Goretti, veillez sur la jeunesse du monde entier » 

L.P.

Supplément

Source : http://www.heiligen.net/heiligen/07/06/07-06-1902-maria.php (propre traduction).

Après la mort d’Alessandro Serenelli (6 mai 1970), la lettre suivante a été trouvée dans une enveloppe scellée :

« J’ai presque 80 ans maintenant ; ma vie touche à sa fin. Quand je regarde en arrière sur le passé, je dois avouer que j’ai pris un mauvais chemin dans ma jeunesse ; j’ai tout gâché. J’ai vu le monde à travers les yeux des médias, du divertissement et des mauvais exemples suivis par de nombreux jeunes sans réfléchir. Il y avait aussi des gens qui mettaient leur foi en pratique, mais je n’y prêtais aucune attention, aveuglé comme je l’étais par une force brute qui me poussait de plus en plus vers le bas.

À l’âge de 20 ans, j’ai commis un meurtre de passion ; quand seulement j’y pense, cela me remplit d’horreur maintenant. Maria Goretti est maintenant une sainte. C’était le bon ange qui avait amené la Providence sur mon chemin pour me sauver. Ses paroles de reproche et de pardon brûlent dans mon âme. Elle pria pour moi ; elle était une intercession pour son tueur. Trente ans de captivité en ont été le résultat. Si je n’avais pas été mineur, j’aurais été condamné à la prison à vie. Je me suis résigné au verdict que je méritais. J’étais coupable.

La petite Marie était en effet ma lumière, ma protectrice. Avec son aide, j’ai fait preuve d’un bon comportement en prison pendant vingt-sept ans. Je désirais vivre une vie honorable, si la communauté humaine voulait me donner une nouvelle chance. Les Fils de saint François, les petits Capucins de Marche, m’ont accueilli avec un amour angélique, non pas comme un serviteur, mais comme un frère. J’ai pu partager leur vie depuis 24 ans maintenant. Maintenant, j’attends dans toute pureté le moment où je pourrai voir Dieu et embrasser mes proches d’antan, et être proche de mon ange gardien et de sa chère mère Assunta.

J’espère que ceux qui liront cette lettre de moi apprendront à échapper dès le début au mal et à toujours faire ce qu’il faut. Gardez à l’esprit la foi avec ses règles : non pas comme quelque chose dont vous pourriez vous en passer, mais plutôt comme une vraie consolation, la seule voie sûre en toutes circonstances, peu importe à quel point elles sont misérables. La paix et tout le meilleur pour vous.

Alessandro Serenelli.

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