Monde

Selon les estimations, 250 millions de chrétiens sont persécutés ou discriminés

23-11-2020. Sources : Kerk in Nood (Église en Détresse) et Kerknet.

Semaine d’action

Depuis 2015, Église en détresse met en place chaque année une semaine d’action pour attirer l’attention sur le sort des chrétiens persécutés dans de nombreux pays. À cette fin, des cathédrales et monuments sont allumés en rouge dans le monde entier, entre autres la statue du Christ de Rio de Janeiro et la cathédrale de Westminster à Londres. Le “Mercredi Rouge ” (25 novembre de cette année), un rapport est présenté en Grande-Bretagne sur les chrétiens qui ont été emprisonnés à tort. On estime que 250 millions de chrétiens sont exposés à la violence et à la discrimination. Ils appartiennent à la communauté religieuse la plus menacée dans les 61 pour cent de la population mondiale qui n’ont toujours pas de liberté religieuse.  Il s’agit toutefois d’un droit fondamental de l’homme, appartenant à la Déclaration universelle des droits de l’homme, un traité fondamental des Nations Unies, auquel appartiennent 193 des 196 États reconnus.

Hypocrisie et politique d’autruche

Le récent conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, au cours duquel plus de 2 300 soldats arméniens ont été tués, met en lumière la plaie ouverte de l’impuissance et/ou de l’hypocrisie de nos pays occidentaux. Quand le parapluie géopolitique des Etats-Unis est ouvert, ils contribuent sans trop de difficulté à des bombardements à grande échelle, afin de « libérer » certains pays « d’un tyran ».   Le droit international est alors mis de côté pour l’occasion, et les conséquences à long terme pour ces peuples « libérés » sont négligées dans ces interventions occidentales particulièrement barbares (cf. Libye et Iran).  Mais lorsque la Turquie, membre de « notre » OTAN, déploie des milliers de djihadistes, d’abord en Syrie, puis en Libye et maintenant au Haut-Karabakh, il y a très peu de protestations médiatiques ou politiques.

Des dizaines de milliers de chrétiens arméniens ont maintenant dû fuir les zones habitées par leurs ancêtres depuis des temps immémoriaux, longtemps avant la montée de l’islam. Selon Mgr Pargev Martirosjan, archevêque d’Artsakh (l’enclave arménienne du Haut-Karabakh), c’est le résultat de la politique de notre allié de l’OTAN, le président Recep Tayyib Erdogan, qui veut purger le Caucase de tout ce qui n’est pas turc. Les informations faisant état des mutilations des Arméniens qui n’ont pas pu quitter les territoires occupés assez rapidement et de la destruction de leurs sanctuaires montrent qu’il s’agit en fait d’un énième nettoyage ethnique, au nom de « Alahoe Akbar ». Heureusement, le président russe Poutine, généralement dépeint comme sanguinaire dans notre presse, a sauvé les Arméniens (pour le moment ?) d’une catastrophe encore plus grande avec un cessez-le-feu contrôlé par la Russie.

Bernardo de Nardo, prêtre argentin en Arménie, n’épargne pas ses critiques :

« Je pense que cette guerre expose l’hypocrisie de nombreux gouvernements, qui, avec leurs paroles, promeuvent la paix et vendent en même temps des armes. En outre, elle montre qu’ils sont beaucoup plus intéressés par le pétrole et le gaz naturel dans ces pays que dans la vie des gens. Il y a un expansionnisme islamique clair, qui est soutenu par beaucoup d’États par le désir de voir disparaître les anciennes populations chrétiennes en Asie, comme les Arméniens.   (Kerknet,14-11-2020, propre traduction).

Quel dirigeant politique belge ou européen, qui se croit « du bon côté de l’histoire », écoute son cœur et s’engage à mettre fin à cette folie mortelle ?

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