Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

03-03-2021 (Traduction propre du même article en néerlandais)

Le 1er octobre, l’Église célèbre le souvenir de Thérèse de l’Enfant Jésus (ou Thérèse de Lisieux), Carmélite, élevé au rang de Docteur de l’Église par Jean-Paul II en 1997.

Qu’y avait-il de si spécial, si étonnant, que malgré le confinement d’un monastère carmélite, cette jeune religieuse est devenue si populaire au début du XXe siècle et qu’elle a été canonisée déjà en 1925 (28 ans après sa mort)?

Si vous le regardez avec l’œil d’un Occidental contemporain : très peu. Probablement on peut s’attendre à des mots comme hystérique, fou, mentalement dérangé, … car franchement, quelle jeune fille de quatorze ans peut être attirée à s’enterrer dans un cloître ?

La vie de Thérèse:

Thérèse Martin est née le 2 janvier 1873 dans la ville normande d’Alençon, fille de Louis Martin et Marie-Azélie Guérin. Quand elle avait quatre ans, sa mère est morte, ce qui aura certainement laissé une marque sur sa vie future et les décisions qu’elle prendra plus tard. On sait que la petite fille a manqué une mère, et elle aurait été un enfant difficile et même une petite brute. À 10 ans, elle tombait gravement malade, probablement une forme grave d’hystérie. À un moment donné, on craignait pour sa vie.  Cela a duré jusqu’à ce qu’une statue de Marie la sourît dans sa chambre. Thérèse guérissait complètement. Pendant cette période, une envie est née en elle, une vocation à devenir religieux.

Dès l’âge de 14 ans, elle voulait rejoindre l’ordre des Carmélites. Elle obtenait la permission de son père – qui avait déjà vu deux de ses filles plus âgées rejoindre les Carmélites – mais l’évêque local refusait en raison de son jeune âge. Un petit fait divers : quand elle allait se présenter pour entrer, elle se faisait un chignon pour avoir l’air plus vieux. Les témoins qui l’ont connue durant cette période mentionnent en outre le grand humour de la jeune Thérèse.

Devant le refus de l’évêque local, Thérèse décida de demander l’admission à l’entrée directement au pape Léon XIII, qui la lui donna effectivement. Dans sa lettre de réponse il utilisait entre autres l’expression « si Dieu le veut ».

En 1888, Thérèse entrait à l’âge de quinze ans dans l’ordre des Carmélites déchaussées de Lisieux, où elle prend le nom de Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte-Face. Déjà en 1890, elle prononce ses veux et la même année, elle est nommée maîtresse des novices par sa mère supérieure.  A noter : deux sœurs de Thérèse, dont sa sœur préférée Pauline, l’avaient précédée et elles aussi étaient carmélites dans le même monastère. Une sœur était la mère supérieure et, à sa demande, Thérèse commença à écrire son histoire de vie à partir de 1895. En 1896 elle reçoit le diagnostic de tuberculose et, un an plus tard, en 1897, Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus meurt à l’âge d’à peine vingt-quatre ans.

Une des ses consœurs a raconté un jour qu’il n’y avait rien de spécial à dire sur Thérèse, si ce n’est son lien profond avec Jésus-Christ, son époux.

La vie de Thérèse s’est poursuivie avec une croissance progressive de sa foi profonde et de son désir de vraie sainteté.  Son lien avec Jésus était la base de sa profondeur. La description de sa vie, écrite dans   l’obéissance, publiée et éditée par sa sœur, Sœur Agnès de Jésus, sous le titre « Histoire d’une Âme » raconte en profondeur au lecteur la relation de Sœur Thérèse avec Jésus, avec l’Église, et son grand amour et admiration pour les prêtres. Ce livre a été rapidement traduit dans plus de quarante langues. IL a eu un énorme succès dans le monde catholique de l’époque, comme en témoignent les nombreux livres (romancés ou non) et les films sur elle qui sont apparus ou ont été faits.  

Dans l’action catholique du premier quart du XXe siècle, Thérèse de Lisieux est devenue largement connue et vénérée. Sa béatification a eu lieu le 29 avril 1923, sa canonisation a suivi le 17 mai 1925. En 1997, elle a été proclamée Docteur de l’Église par le pape Jean-Paul II.

Titus Brandsma a dit un jour de « la Petite Thérèse »: « Souvent, on attend quelque chose de spécial d’un saint, quelque chose qui s’écarte de l’ordinaire, quelque chose qui pourrait être appelé la poésie de la vie d’un saint. Et maintenant on le voit si prosaïquement ordinaire, qu’extérieurement on n’y voit pas la sainte. Mais c’est justement cela la vraie sainteté ».

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus est vénérée comme patronne des missionnaires et des prêtres, les religieux non prêtres et religieuses et le travail missionnaire. Elle est aussi sainte patronne de la France et de la Russie.

Elle est vénérée pour son grand amour pour Jésus et son désir d’unité avec Lui.

Le plus connues sont ses réflexions et ses conseils contenus dans sa « Petite voie ». Il s’agit d’un certain nombre d’aspects de cette petite voie qui reflètent les attentes très humaines de la petite Thérèse, ses désirs d’être une vraie sainte, ses doutes, … Cela la rend si humainement proche, et accessible aux gens d’aujourd’hui qui sont à la recherche de sens, de Dieu. Parce qu’en effet, dans sa vie monastique, elle ne s’est pas vraiment démarquée, car elle faisait les choses ordinaires que chaque sœur fait et doit faire. Tout cela malgré son désir profond de « devenir une grande sainte ».   La petite voie est la voie d’un enfant qui sait aimer, mais qui se sait aussi aimée par Jésus. Elle sait que chacun a un devoir à accomplir dans la vie et dans l’Église, comme toutes les parties de notre corps.  Mais elle écrit elle-même qu’« elle veut être tout en même temps ». Dans ses prières notées on trouve entre autres : « malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes comme les Prophètes, les Docteurs (…) Je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom et planter sur le sol infidèle ta Croix glorieuse, mais, ô mon Bien-Aimé, une seule mission ne me suffirait pas, je voudrais en même temps annoncer l’Evangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées… Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l’avoir été depuis la création du monde et l’être jusqu’à la consommation des siècles. »  Au cours de sa maladie mortelle, elle a écrit avec l’autodérision nécessaire : « Moi qui voulais être un martyr va tout simplement mourir au lit ».

Une fois, elle a parlé à un Père Jésuite de son désir de sainteté, et celui-ci avait quelque peu condamné ses aspirations, et rejeté comme des désirs gonflés et prétentieux. Á l’instar de Saint Ignace de Loyola (qui lui-même a déclaré : « Quand il s’agit de désirs, je crois que le plus grand saint ne peut pas me dépasser ») elle répliquait que ses désirs n’avaient rien à voir avec l’orgueil. Et en plus : « Dieu m’a donné ces grands désirs lui-même. » Une autre fois elle disait : « Je dois me prendre comme je suis, avec toutes mes déficiences et imperfections, et ainsi devenir sainte. Il doit donc y avoir une petite voie vers le ciel, simple et directe, et complètement nouveau ». Une autre citation : « J’étais curieux de savoir ce que Dieu ferait avait une si petite personne. J’ai cherché plus loin (dans la Bible, ndlr.) et j’ai trouvé dans Ésaïe 66:13 : ‘Comme quelqu’un que sa mère console, ainsi moi, je vous consolerai’. »

C’est-à-dire, en tant qu’être humain, vous ne devez rien faire d’autre que désirer et aimer et laisser l’initiative à Dieu en toute confiance. C’est ça la petite voie de la Sainte-Thérèse de Lisieux.

Mais elle avait aussi de profonds doutes, surtout vers la fin de sa courte vie : « Si seulement vous saviez quelles pensées horribles me hantent. Ce sont des pensées et des raisonnements matérialistes qui me disent : tu vas voir, quand les sciences seront un peu plus loin, elles trouveront une explication naturelle à tout, il y a une explication simple à tout, nous ne savons pas encore grand-chose, mais nous découvrirons beaucoup… “.  De tels doutes provient sa crainte qu’en pensant ainsi, elle insulte Dieu, ou qu’elle commet peut-être un sacrilège. Il ne la reste alors plus rien que d’être très petite et complètement dépendante de l’amour de Dieu, et d’y croire.

En conclusion : la Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus honorait les prêtres et priait pour de nombreuses vocations. Elle a déjà répondu à de nombreuses prières, alors prions pour des bergers pour notre pauvre Église en Belgique, où le besoin de prêtres motivés et saints est très grand.

Pour les jeunes, c’est peut-être un défi de réfléchir un instant sur la vie de cette sainte, et d’examiner pourquoi une très jeune fille était si attirée par le Christ qu’elle pouvait mettre toute sa vie à son service, en faisant simplement ce qu’on attendait d’elle, à travers les petites choses ordinaires qui marquent une vie humaine.

L.P.

« Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c’est une longue chaîne qui relie le Ciel à la Terre, une des extrémités est entre nos mains, et l’autre dans celles de la Sainte Vierge. Tant que le Rosaire sera récité, Dieu ne pourra abandonner le monde, car cette prière est puissante sur son Cœur. Elle est comme le levain qui peut régénérer la Terre.

La douce Reine du Ciel ne peut oublier ses enfants qui, sans cesse, répètent ses louanges. Le Rosaire monte comme l’encens au pied du trône du Tout-Puissant. Marie le renvoie ensuite comme la rosée bienfaisante, qui vient régénérer les cœurs. Il n’y a pas de prière qui soit plus agréable à Dieu que le Rosaire. (…) »

Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus – (Écrits de 1887)

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